Flawverce pour Janna’s Choice

Janna’s Choice

Janna’s Choice

Ce que la terre a aimé

Huile de caractère

Janna’s Choice en France : ce qui existe, ce qu’on propose, ce qu’il nous manque.

Le linéaire français de l’huile d’olive, chiffré aux sources officielles. Ce que la marque peut y prendre, et les questions qui débloquent la première commande.

Les questions L’anomalie

Position de départ

Une marque complète, vendue dans un seul pays et dans une seule monnaie.

Janna’s Choice vend aujourd’hui uniquement en Tunisie, en dinars. Aucune structure de vente en devises fortes, aucune présence internationale référencée. L’huile d’olive vierge extra biologique existe déjà en deux formats : bouteille de 750 ml et bidon grand format cacheté à la cire verte.

C’est une marque qui a un produit fini, un packaging, et deux certifications en main. Ce qui lui manque n’est pas le produit. C’est le chemin jusqu’au linéaire français.

La gamme

La direction de packaging proposée.

Ces rendus appliquent le système de marque 2.5 aux deux formats existants. Ce n’est pas le packaging actuel, c’est une proposition soumise à votre validation.

Ce document ne traite que de l’huile d’olive. La marque produit aussi des olives de table, mais le dossier français se construit sur une seule catégorie à la fois : l’huile porte le récit d’origine, et c’est elle qui ouvre le linéaire.

Le linéaire de l’huile

La France consomme quinze fois ce qu’elle produit.

100 200 tconsommées en France, campagne 2023-2024
6 800 tproduites en France sur la même campagne
114 000 timportées en 2024, pour 967 M€
> 80 %des achats se font en grande distribution

Le déficit est structurel, pas conjoncturel. Les fournisseurs de la France en 2023-2024 : l’Espagne pour 80 050 t, soit 67 % du total, l’Italie pour 18 550 t, la Tunisie pour 7 250 t, soit 6 %. L’huile française reste une niche premium, au-delà de 20 € le litre au détail, et jusqu’à 27,25 €/kg pour une AOP biologique.

Ce que cela veut dire pour la marque. Le marché n’est pas à créer, il est déjà là et il est massivement importé. La question n’est pas de savoir s’il y a de la place pour de l’huile étrangère en France. Elle est de savoir sous quel pavillon elle arrive.

L’anomalie

L’huile tunisienne est déjà dans les rayons français. Elle n’y porte simplement pas de nom tunisien.

Sur la campagne 2024-2025, la Tunisie a connu une production record, environ 340 000 t. La France ne lui en a acheté que 7 250 t en direct. L’écart ne s’évapore pas : l’huile part en vrac, se fait embouteiller en Espagne ou en Italie, et revient sur le linéaire français sous une marque européenne.

Toute la marge est dans l’écart. Entre les 8,05 €/kg payés à la Tunisie et les 20 € et plus du détail premium, il y a un conditionneur européen qui prend la différence. Janna’s Choice n’ouvre pas un marché. Elle récupère une valeur déjà captée par quelqu’un d’autre.


Le mouvement est déjà national : le conditionné tunisien a progressé de 57 % en volume au premier semestre 2026, autour de 41 000 t, selon l’Office national de l’huile. La marque n’irait donc pas à contre-courant, elle rejoindrait un mouvement en cours avec une identité déjà construite.

Un point reste à vérifier auprès du CEPEX : le contingent européen à droit nul, plafonné autour de 56 700 t, que Bruxelles refuse pour l’instant de relever.

Le terroir

Ce qui rend l’origine défendable.

Un acheteur d’épicerie fine n’achète pas une huile, il achète une provenance qu’il pourra raconter à son propre client. Visuels d’ambiance, en attente d’un reportage photo sur place.

Carte de la Tunisie situant l'origine

Un point à traiter avant le premier rendez-vous

Un article de 2020 sort en premier résultat. Il faut y répondre avant qu’un acheteur le trouve.

En mai 2020, 60 Millions de consommateurs a déclassé plusieurs huiles d’olive vendues en France, dont Terra Delyssa, et relevé des traces de phtalate attribuées à des cuves en PVC. Le test est daté et ne concerne pas Janna’s Choice, mais il reste le premier résultat de recherche sur le sujet.

La réponse est documentaire, pas rhétorique. Une analyse sensorielle par panel agréé COI et une analyse de contaminants au dossier, disponibles dès le premier contact. C’est aussi l’argument qui retourne l’objection : Terra Delyssa tient un linéaire français en revendiquant son origine tunisienne.

Ce qu’il nous faut

Les questions qui débloquent la suite.

Pas besoin de rédiger. Répondre par retour de message, numéro par numéro, suffit. Les cinq premières sont bloquantes : sans elles, ni l’étiquette ni la fiche produit ne peuvent partir chez un acheteur.

Produit et qualité

Quelle variété d’olive, ou quel assemblage de variétés ? C’est la première ligne que lit un acheteur d’épicerie fine.
Quel millésime de récolte pour le lot en cours, et quel rythme de renouvellement ?
Quelle acidité libre, en pourcentage d’acide oléique ? C’est aussi la réponse chiffrée à l’article de 2020.
Quel est le numéro d’agrément biologique, et quel organisme certificateur l’a délivré ? Mention obligatoire sur un produit biologique commercialisé dans l’Union.
Quelle est la contenance exacte du bidon grand format ? La bouteille est confirmée à 750 ml, le bidon ne l’est pas.
Existe-t-il une analyse sensorielle par panel agréé COI, et une analyse de contaminants ? Si oui, de quelle date.

Production et logistique

Quelle capacité de production annuelle, et quel taux d’utilisation aujourd’hui ?
Quels délais de livraison depuis la Tunisie, et quel délai pour une première livraison ?
Qui gère la logistique et le transport international ?
Comment gérer le stock : expédition à la commande, stock tampon en France, ou dépôt-vente ?

Commercial

Quel est le prix de revient rendu France, par référence et par format ? Sans ce plancher, tout plan de distribution reste théorique.
Quels sont les coûts de production, nets et bruts, et quelle marge est visée sur le marché français ?
Quel positionnement prix et quelle gamme sont pratiqués aujourd’hui ?
Existe-t-il déjà un réseau ou une communauté en France ?
Quel budget est disponible pour les réseaux sociaux, la présence web et les relations presse, en plus du budget déjà chiffré pour le site ?
Quelle période de test est envisagée avant tout engagement de long terme ?
Avez-vous déjà participé à un salon international ? J’ai cru voir un stand sur une de vos vidéos. Si oui, c’est une preuve d’export à mettre en avant.

Conformité et traçabilité

Quelles certifications sont en main aujourd’hui, et lesquelles restent à engager ? Bio et Halal Food sont confirmées, le reste ne l’est pas.
L’emballage et l’étiquetage sont-ils conformes aux normes françaises et européennes : langue, mentions obligatoires, allergènes ?
Comment sont gérées la durée de vie du produit, la date de durabilité minimale et les numéros de lot ?

Ce qu’on propose

Une séquence de canaux, dans cet ordre.

Chaque étage rend le suivant accessible. Aucune n’exige d’atteindre la grande distribution pour exister.

  1. Épicerie fineLe client y paie pour comprendre ce qu’il achète, c’est le circuit le plus réceptif à un narratif d’origine. C’est le terrain de la bouteille 750 ml. Marge haute, volumes faibles.
  2. Cavistes et concept storesUn circuit adjacent, où l’huile d’olive premium a gagné sa place aux côtés du vin, sur un mode de vente très proche.
  3. Bio spécialiséUn circuit qui attend une transparence de production forte, à condition d’être adossé aux certifications réelles.
  4. Restauration hors domicileLe terrain du bidon grand format : cuisines professionnelles et hôtellerie. C’est là que se font le volume et la marge.
  5. Hôtellerie de luxeLe terrain du flacon de signature. Rôle d’image plutôt que de volume, mais c’est le circuit qui installe la marque en haut de gamme.
  6. Marque de distributeurLe volume, en dernier, et seulement si la marque propre est déjà installée. Autrement c’est le retour au conditionneur anonyme.

La grande distribution sous marque propre est écartée au démarrage. Elle exige des volumes, des pénalités logistiques et un budget de référencement qu’aucune marque ne peut absorber avant d’avoir fait ses preuves ailleurs.

Le dossier

Ce qui existe déjà, et qui part avec cette présentation.

Chaque pièce est autonome et peut être envoyée seule. Ensemble, elles couvrent la marque, le produit et le marché.

Prochaine étape.

Les réponses aux cinq questions bloquantes suffisent à lancer l’étiquette internationale et la fiche produit B2B. Le reste peut suivre.